jeudi 17 septembre 2009

Confidence d`un ex-député adéquiste

Les hommes politiques si friands de contacts avec la population via les médias habituellement disparaissent dans leur sphère privée dès qu’ils perdent une élection. Claude Roy a décidé lui de revenir sur son passé de député à la fois j’imagine pour combler un vide, pour atténuer l’amertume de la défaite mais aussi pour analyser le fonctionnement de son parti et de la vie sur la colline parlementaire. Alors que je n’avais pas de contact précisément avec Claude Roy lors de ses élections et lorsqu’il a été député, je me suis surpris à apprécier l’homme au fil de rencontres où il m’annonça qu’il souhaitait écrire un livre sur son passage en politique et qu’il souhaitait me donner l’opportunité de profiter de la sortie publique. Il y est franc et direct et je trouve qu’il amène un peu de renouveau dans une vie politique de plus en plus similaire d’un parti à un autre. Il a toujours des idées très à droites et renoue avec le parti adéquiste des débuts. Il assume sa différence avec la tendance prise au fil des dernières années par son parti qu’il définit comme plus centriste qu’à ses origines. Il a le mérite, qu’on soit d’accord ou pas avec lui, de nous amener à réfléchir sur le Québec que nous souhaitons pour nos enfants, demain. Il n’est pas tendre envers les autres partis mais l’essence même de son écrit a principalement de l’intérêt pour le regard qu’il porte sur sa propre organisation. Probablement des perceptions ressenties par beaucoup de québécois mais pour la première fois dévoilées par un ex-député de l’ADQ. Notre média local voit dans cette démarche une manière de lever le voile sur le mystère de la politique telle que perçue par un ancien élu mais aussi croit que la portée du document remis à notre coopérative de presse peut mener à une réflexion dans plusieurs instances politiques. Nous remercions Claude Roy d’avoir choisi de dévoiler son carnet de route en politique sur le site de www.oieblanc.com plutôt que par le biais de tout autre média national. Nous invitons bien sûr dans un souci d’équité tout autre élu ou parti désireux de s’exprimer à faire suivre son information à notre webmestre à webmestre@oieblanc.com. Précisons que M. Roy a lui-même défrayé les coûts d’impression du journal extrait de son livre qu’il a donné aux passants ce mercredi 16 septembre sur la colline parlementaire sur le modèle de distribution d’un quotidien défunt. Il a par le fait même donné un contrat à une imprimerie régionale qui s’était fait connaître médiatiquement il y a quelques mois en imprimant le Média Matin Québec, Les Presses du Fleuve ! Yannick Patelli Éditeur de la coopérative de presse L’Oie Blanche

vendredi 11 septembre 2009

Acceptez que le Québec change !

Des leaders péquistes qui se collent aux extrémistes du mouvement souverainiste dans le cadre du Moulin à paroles et un ex-premier ministre qui déclare que la loi 101 devrait s’appliquer dans les cégeps de la province, voilà bien tous les ingrédients pour que la cause souverainiste tombe en dessous des 25 % d’adhésion.

Bernard Landry en faisant cette déclaration se rend-t-il compte qu’il nuit à Pauline Marois pour son accession au pouvoir. Le voilà qui joue les belles-mères comme l’a fait si souvent Jacques Parizeau ! Cette manie d’intervenir dans le champ public lorsqu’on n’a plus de poste d’élu, est-ce un virus typique aux péquistes un peu comme une sorte de grippe H1 N1 du monde politique ?

« L'ex-leader du PQ est en faveur d'un sérieux coup de barre aux lois linguistiques, sur le front de l'enseignement, afin d'intégrer les enfants d'immigrants à la majorité francophone », nous apprenait La Presse en début de semaine.

Landry sait-il que les parents du Québec se démènent pour s’assurer que les écoles enseignent au plus tôt la langue de Shakespeare et ont parfois recours à des instances privées pour améliorer l’anglais de leur progéniture ? Nombreux sont les familles, pas seulement allophones mais francophones, qui souhaitent que leur enfant fasse au moins un an de cegep en langue anglaise pour s’assurer de son bilinguisme. M. Landry sait-il que le Québec n’est plus seulement constitué de francophones de souche et que la démographie de la province est telle que l’immigration est devenue plus que nécessaire ? Que le français soit obligatoire au primaire et au secondaire n’est-il pas la garantie que les personnes entrant au Québec connaissent la langue de Molière ? En essayant de contrôler à ce point les immigrants, il risque de créer l’effet inverse escompté et les amener de plus en plus à regarder pour d’autres provinces canadiennes.

Quelqu’un peut-il expliquer aux leaders du Parti Québécois qu’ils ont permis par le passé de grands développements pour le Québec mais qu’il est temps de reconnaître que le Québec a créé un rapport de force non négligeable au sein du Canada et qu’à vouloir toujours plus ils peuvent perdre le soutien de la population qu’ils cherchent à représenter à nouveau ? Les québécois ne sont plus seulement des québécois de souche et les mentalités ont évolué au rythme des nouveaux composants de la société québécoise. Tout comme les régimes politiques laissant place aux choix individuels ont maintenant plus d’attrait pour la population que le contrôle socialisant des gouvernants. Et ça il va falloir en prendre acte

Yannick Patelli