mardi 24 novembre 2009

Drôle de façon d'en finir?

Bonne nouvelle, Mme Gendron jouera maintenant de sa plume pour commenter la région! Après dix ans, l'autre média se réveille sur sa perception des enjeux régionaux. Il propose d'en finir avec Fortissimus. Étrange de prendre maintenant la parole alors que même du temps de la fermeture de Whirlpool, la plus grosse industrie de la ville qui avait mis à pied plus de 600 employés en 2004, notre concurrent restait muet de commentaires. Pour éteindre le feu, pourquoi encore souffler sur les braises alors que nous sortions un papier complet et objectif sur Fortissimus avec la collaboration de Gérard Samet, journaliste indépendant? De mon côté, ce que j'apprends ce matin c'est que le ministère des Affaires municipales s'intéresse à la situation et interpelle la MRC de Montmagny sur ses agissements. Mme Gendron en parlera-t-elle?

Je trouve que la nouvelle éditorialiste met vite le couvercle sur une situation qui a quand même coûté 400 000 $ de fonds publics. Il me semble qu'en journalisme, l'intérêt public prime non? N'y aura-t-il pas de la part de l'autre média une intention claire de flatter les politiciens concernés pour tirer à eux des décideurs qui avaient fait le choix depuis quelques années de s'exprimer dans le journal le plus lu? Ça fait partie du jeu. Et je suis plutôt du genre à aimer la joute rédactionnelle. Au plaisir donc de lire maintenant les éditoriaux de Diane Gendron chaque semaine! Qui sait, à se faire la plume ainsi, elle pourrait un jour intégrer notre média comme chroniqueuse! Chose certaine, l'intervention de l'autre média sous cette nouvelle forme d'expression démontre qu'ils suivent nos dossiers!

Une pensée pour Guillaume

Le suicide n'est jamais une option et pourtant c'est la première cause de décès chez les 10 à 44 ans au Québec. Trois personnes par jour au Québec s'enlèvent la vie. L'association québécoise de prévention suicide lance le projet «Ajouter ma voix». Allez signer la pétition sur www.ajoutermavoix.com, c'est important!

samedi 21 novembre 2009

Scandale provincial ?

Cri du cœur d’Alain Vallières, président de l'Association Trot et Amble du Québec et président de la Société des propriétaires et éleveurs de chevaux Standardbred du Québec (SPECSQ). Il s’exprime sur une situation qui nous amène à s’interroger sur le rôle du gouvernement provincial dans le dossier des courses de chevaux au Québec. Quand on soupçonne qu’il y ait collusion dans le monde de la construction en ce moment, on se demande si d’autres secteurs d’activités ne sont pas abandonnés au profit des intérêts des amis du parti !


Dans une enquête de notre collaborateur Gérard Samet, Alain Vallières déclare dans une entrevue exclusive que la privatisation des courses de chevaux au Québec par Attractions Hippiques la compagnie du sénateur Massicotte est un fiasco. Alain Vallières dénonce la privatisation intervenue en 2005. Il a le sentiment que la Sonacc, le propriétaire des hippodromes, et le gouvernement, ne font guère d’efforts pour tenir compte des plus de 200 millions de dollars d’investissements réalisés par les membres de l’industrie des courses.


Qui veut récupérer les terrains de l’Hippodrome ?
Pour Alain Vallières, le véritable enjeu de cette privatisation était le terrain de l’hippodrome de Montréal. Le sénateur Massicotte, le dirigeant d’Attractions Hippiques qui est aussi un promoteur immobilier, s’était engagé à transférer les courses et l’hippodrome sur la couronne nord de Montréal. Sans succès. Vallières se questionne alors. « S’il avait réussit, qui aurait acheté l’actuel hippodrome, un terrain d’une valeur de plus de 100 millions de dollars ? Pourquoi Massicotte et la Sonacc ont-ils contesté la valeur à la baisse en obtenant une reconnaissance d’ une valeur de 10 millions de dollars ? Pourquoi la Sonacc, propriétaire, a –t-elle cherché à minorer la valeur de son terrain? Qui va d’ailleurs acheter ce terrain aujourd’hui, dont à l’évidence personne ne souhaite qu’il reprenne du service comme hippodrome? Un terrain non contaminé de 5 millions de pieds carrés situé au cœur de la Ville de Montréal, beau potentiel non ? »
Quel rôle pour Tony Accurso ?
Vallières prétend que l’hippodrome de Montréal peut encore servir le temps de relancer les courses et, en cas de vente de son terrain, le temps de construire un autre hippodrome ailleurs. Les paris pendant ce temps là seront-ils perdus pour tout le monde? Les bookmakers privés ne vont-ils pas tenter de prendre ce marché? Ou les sites internet de courses non québécois?

Enfin « Quel est le rôle de Tony Accurso dans toute cette affaire ? » se demande Vallières. Le fameux entrepreneur en construction est aussi propriétaire du principal salon de paris situé à Laval.


* SONACC : Société Nationale du Cheval de Course