mardi 29 septembre 2009

Comme Labeaume!

Loin d'être entendu, le dernier message de Gilbert Normand dans sa chronique de la semaine passée semble faire «chou blanc» à Montmagny. Aucun maire en vue pour s'opposer à Desrosiers, aucune mairesse non plus! Personne, au point où certains ex-maires doivent être chatouillés à l'idée de revenir sur le trône. M. Normand? M. Croteau? Aurons-nous une nomination plutôt qu'une élection? La victoire sans opposition est pourtant moins heureuse pour tout politicien qui se respecte! L'équipe Desrosiers est de retour, le «Team Montmagny» à l'image de Québec, tous derrière Labeaume et tous derrière Jean-Guy à Montmagny. Espérons que l'équipe de rêve ne finira pas en «pieds nickelés!»*
Car les Magnymontois ont encore des attentes. Où est le projet de bibliothèque municipale? Le départ de la caisse du centre-ville, quel impact pour les commerces du district? Le boulevard Taché est-il plus arboré qu'il y a quatre ans? L'ouverture sur le fleuve est-elle vraiment réalisée? La Pointe-aux-Oies est-elle sur le point d'accueillir un nouveau concept de développement récréotouristique et/ou domiciliaire? Le milieu culturel bénéficie-t-il d'un lieu de création et d'exposition digne de ce nom? Des centaines d'emplois ont-ils été créés? Riopelle a-t-il fait l'unanimité des organisations de développement pour devenir la figure de proue et drainer du tourisme international? Les taxes magnymontoises sont-elles si chères en raison des nombreux services fournis aux citoyens? Le maire n'aura aucun mal à retrouver son poste, mais il devra passer son prochain mandat à mener des réalisations concrètes s'il souhaite poursuivre sa carrière municipale. Quand l'opposition officielle n'est pas au conseil, elle se constitue dans la société civile et elle devient moins contrôlable.
Donnons à César ce qui revient à César et donc à Jean-Guy ce qui revient à Jean-Guy! Si Labeaume a usé d'opportunisme avec le décès prématuré de la mairesse Boucher, il a aussi profité de la vision du maire précédent, Jean-Paul L'Allier, qui avait déjà fait beaucoup pour le positionnement de Québec. Desrosiers, et c'est tout à son honneur, a eu un maigre héritage de son prédécesseur. Desrosiers c'est donc le meilleur et qu'aucun conseiller actuel ne vienne se présenter contre lui dans quatre ans, ils sont tous pour lui!
Comme Labeaume, Desrosiers veut une équipe,
Comme Labeaume, Desrosiers n'a pas d'opposition,
Comme Labeaume, Desrosiers a voulu sa promenade.
Si la comparaison des personnages doit se faire sur la symbolique des promenades «Samuel de Champlain» et «Jardins des souches», disons que si Labeaume est le Napoléon de Québec, Desrosiers ne serait que le buste miniature de l'empereur!
* L'expression «pieds nickelés» signifie ceux qui ne sont pas portés sur le travail, elle vient soit du fait que les pieds en nickel sont trop précieux pour servir à marcher ou travailler, soit de «pieds niclés» pieds atteints de rachitisme ne permettant donc pas un travail soutenu.

mardi 22 septembre 2009

ADQ 360

À force de tourner sur lui-même, le parti nous a donné le tournis et un gros mal de cœur la semaine passée!
La sortie de Claude Roy a eu l'effet d'une petite bombe quelques instants sur les ondes du FM 93 mercredi dernier, lorsqu'il a dévoilé la mainmise d'organisateurs montréalais sur l'ADQ et qu'il a rappelé que les idées de départ de cette formation se sont évaporées pour rejoindre un centre politique où les deux partis majeurs se bataillent déjà la première place. Toutefois il a manqué de jugement en lançant des attaques d'ordre personnel à l'encontre de Christian Lévesque, actuellement dans la course au leadership de l'ADQ. Et pour ne rien arranger il s'en est pris à Robert Plouffe, journaliste de Radio-Canada, en déclarant qu'il avait nui à son parti dans les topos présentés à la télévision publique lors de la dernière campagne. Quand bien même y aurait-il du vrai là-dedans, stratégiquement il n'a pas fait un bon coup en critiquant ouvertement un membre de la colonie journalistique de la colline parlementaire.
Alors que son manuscrit nous rappelait que certains Québécois voulaient un Québec différent, ce que Mario Dumont leur avait promis, les propos de Claude Roy ont surtout accéléré la noyade de l'ADQ que Taillon et Caire avaient initiée quelques jours auparavant.
Pour ce qui est de la déconfiture de l'ADQ, comment se fait-il que tout le monde semble s'étonner de la situation actuelle? La plupart des analystes politiques n'ont-ils pas dit année après année que l'ADQ était le parti d'un seul homme, le parti de Mario Dumont, son faire-valoir? Alors pourquoi en serait-il autrement aujourd'hui? Mario Dumont, tout investi qu'il est dans sa nouvelle carrière, a regardé passer le train jusqu'au 16 septembre au soir, où il a sorti sur les ondes de V, Jean Allaire, fondateur de l'ADQ qui est venu nous dire qu'il travaillait à la constitution d'un groupe de réflexion: «Avenir Québec».
Une manière subtile pour Mario Dumont de passer le message à tous que si le bordel continue, il pourrait revenir à la tête d'un nouveau parti!
Pour nous sur www.oieblanc.com, l'opération a été l'occasion de «booster» le nombre de pages vues sur le site. Plus de 5000 en une seule journée!
Yannick Patelli