mardi 19 mai 2009

Vous êtes la mémoire vivante de votre région

Le journal coopératif L'Oie Blanche et oieblanc.com publient depuis la semaine passée des entrevues avec des psychologues et sociologues portant sur les enjeux et faits de société grâce à une enquête menée à travers le Québec par l'Association des hebdos et la compagnie de sondages Léger Marketing. Votre média préféré organisera le 31 mai prochain sur le même thème des rencontres avec les citoyens qui sont alors invités à venir se prononcer sur ces questions d'ordre public dans les studios d'enregistrement du Musée de la mémoire vivante (dès 10 h, au 710 de Gaspé Ouest à Saint-Jean-Port-Joli).
Comme dit notre webmestre Jean-Pierre Lemieux, à l'origine de ce projet: «Voilà une occasion unique pour les lecteurs et internautes de réagir aux faits et enjeux de leur communauté.»
Le Musée de la mémoire vivante est fier de participer à cette collecte de témoignages. Sa mission étant d'assurer la continuité de la mémoire, par le biais de témoignages et récits de vie, ce projet répond parfaitement à l'objectif ultime du musée, qui est d'amener les gens à témoigner. Son président, Monsieur Jean-Louis Chouinard, rappelle que le rôle social du musée est de contribuer à l'amélioration de la société.
Cette journée spéciale de collecte de témoignages prévue le 31 mai permettra à la population de venir réagir verbalement aux questions qui seront abordées par le journal au cours des prochaines semaines. Quelques personnalités ont d'ailleurs été invitées à y participer. Voici alors peut-être l'occasion de rencontrer MM. Crête et Morin, vos députés, ou Mme la ministre Vien. En plus des enregistrements sonores réalisés lors de cette journée et des entrevues diffusées sur oieblanc.com, le travail des journalistes sera déposé au musée à titre de témoignage écrit pour fins de conservation.
Pour de plus amples renseignements ou afin de prendre un rendez-vous pour témoigner, les gens sont priés de téléphoner au 418 358-0518 ou d'écrire à information@memoirevivante.org.

mardi 12 mai 2009

Au moins on est heureux au boulot!

Montmagny est l'une des villes au Québec où l'on aime le plus son travail (15e rang sur 125 parmi les villes québécoises) avec un indice de 87%. Les plus attachés à leur travail sont les Gaspésiens, avec 95%. Concernant notre indice du bonheur, ça se gâte un peu puisque nous sommes malgré notre 85% tout juste dans la moyenne. Est-ce parce qu'on ne travaille pas encore assez ou parce que les vies des Magnymontois sont plates en dehors du boulot?
Une large étude menée ces derniers temps par Léger et Léger et l'association des hebdos nous dévoile qui nous sommes à différents niveaux: provincialement, régionalement et dans la ville de Montmagny. Il s'agit d'un portrait des hommes et des femmes qui font notre milieu.
Politiquement, cette semaine Gilles Taillon dans une entrevue au Journal de Québec a questionné l'éthique de Paul Crête s'il cumule la pension du fédéral et le salaire de député provincial s'il gagne son élection à Rivière-du-Loup. Une autre petite pointe pour le bloquiste, après les interrogations à ce sujet de la part de Gilbert Normand dans nos pages de la dernière édition. Si M. Taillon rappelle que Jean Charest qui s'est fait élire sur un programme libéral mène une politique assez similaire aux péquistes, il s'inquiète de la dette du Québec et des coupures qui ne se font pas. Il rappelle aussi que dans un temps pas si lointain même Joseph Facal, ancien ministre du Conseil du Trésor sous le règne de Landry, avait écrit un rapport tabletté (tiens donc!) devant mener à des coupures d'organismes jugés inutiles.
Cette même semaine, les médias reçoivent un Point publié par l'Institut économique de Montréal, où l'économiste David Descôteaux établit qu'au 31 mars 2009, la dette brute du Québec s'est élevée à 151,4 milliards$, soit 49,9% du PIB annuel de la province. Malgré que le gouvernement se soit engagé à réduire cette dette à une proportion de 38% du PIB d'ici le 31 mars 2013 et à 25% du PIB d'ici 2026, qu'en sera-t-il vraiment? La dette du Québec est déjà plus élevée que la moyenne canadienne et a recommencé à augmenter, après quelques années de contrôle. Les dépenses du gouvernement du Québec augmentent en raison des coûts croissants de ses programmes. Les finances du gouvernement québécois peuvent-elles tenir le coup sans hausser indûment la dette?
M. Taillon a fini son entrevue au quotidien de Québec en laissant déjà supposer un éventuel retour de Mario Dumont. L'homme de 63 ans monte-t-il au front juste pour garder la place chaude à un Mario Dumont relooké en 2010? Toujours est-il qu'on est heureux au boulot et ça tombe bien, car on risque de payer encore longtemps au rythme où rien ne change!